Président Biram Dah Abeid a tenu une conférence de presse au siège officiel
de l’Initiative pour la
résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (Ira), qu’il preside
ould abeid a dit que l'esclavage et le racisme et les crimes humanitaires est attachés injustement et athéisme a l'islam de la tolérant par l’ethnique moure qui contrôle le pays et le judiciaire,la fatwa et les mosquées
ould abeid a dit que l'esclavage et le racisme et les crimes humanitaires est attachés injustement et athéisme a l'islam de la tolérant par l’ethnique moure qui contrôle le pays et le judiciaire,la fatwa et les mosquées
Et
que nous sommes dans l’Initiative pour la résurgence du mouvement
abolitionniste en Mauritanie (Ira) quon n’es prêt pour cette guerre dirigée vers nous et ses
conséquences et nous restrons Inébranlable dans
ce pays et quon fuiras pas ou demander
l'asile a l'extérieur du pays
et
que ont affronteront tout qui utilisera les mosquées
pour les convertit en
des plates-formes de l'hypocrisie
et de flatter et
expier les musèlement
est il a ajouté que les imams maures et les police maures de
et les juge maures comme ils ont décidé de transformer les mosquées en repaires pour
la liquidation d'une
race particulière et a la confiscation
de leurs esprits et de se
abstenir de dire la vérité dans
les mosque ,alors ils seront
oblige a augmenter les prison
parce que nous avançons avec nos camarades qui ont été emprisonnés et parce qu'ils ont dit que Habibou cheitan a menti lorsqu'il a hamlet les Harratines , et nous aussi dent l’Initiative pour la résurgence du mouvement
abolitionniste en Mauritanie (Ira) ont dit qu’il a mante et moi-même Biram je
dit qu’il a menti
le texte de la communique
Note d’alerte
Suite à son homélie pour la
prière du vendredi, 24 octobre 2014, au cours de laquelle il désignait, à la
vindicte publique, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste
en Mauritanie (Ira), le Mufti de la République Islamique de Mauritanie, Ahmedou
Lemrabott Habibou Rahmane, que l’Etat rétribue pour ses diatribes antisémites,
christophobes et racistes, a pu obtenir l’assentiment du chef de l’Etat et du
gouvernement mauritaniens car ses appels à sévir encore davantage, contre
l’ong des droits de l’Homme, la plus représentative sur le plan national et la
plus primée de la sous-région, bénéficient ainsi d’un début d’exécution, par
les services de sécurité.
1. Contexte
L’on se souvient, dès la fin du
prêche excommunicateur et vindicatif du Mufti, suivi de la réplique par des
fidèles, membres ou sympathisants d’Ira, la police politique mauritanienne
enclenche, une vague d’arrestations au sein des milieux Hratin et noirs,
favorables à la cause des esclaves et anciens esclaves. Successivement, l’imam
Brahim Jiddou, le pharmacien Alioune Abbass Sow, mais aussi Baba Traoré, Yacoub
Inalla et Saloum Vall, sont arrêtés dans la soirée
du 24 octobre et inculpés, le
surlendemain, par le ministère public et le juge d’instruction de divers chefs
dont « perturbation de la prière, incitation à la haine, à la rébellion
et, pour Yacoub Inalla, agression contre force de l’ordre. »
Les média mauritaniens, dont la
majorité écrasante, est acquise au système de domination, ont magnifié
l’attitude du mufti et même nettoyé les versions sonores de son homélie, pour
en extraire le contenu délictueux ; parallèlement, ils diabolisaient Ira
et ses militants auxquels ils imputaient, comme d’habitude, des actes et propos
d’une virulence et d’une agressivité caricaturales, notamment envers la
religion. Dans la même lancée, des éditorialistes et des écrivains
arabo-berbères, demandèrent, aux autorités, de réprimer sévèrement IRA,
d’éradiquer le cancer qu’elle représente dans le pays et la société.
Il est à présent constant qu’aux yeux embués de la minorité maure au pouvoir,
toute contestation de l’ordre de caste et des privilèges de naissance relève
d’une sédition contre l’Islam. A ce titre, elle
appelle la coercition.
2. Développements
Le jeudi 30 octobre 2014, le
nouveau ministre des affaires islamiques de Mauritanie, accordait son soutien,
officiel au mufti de la grande mosquée de Nouakchott ; et, comme d’usage
de la part d’un pouvoir qui tient deux langages officiels, l’un en direction du
monde libre, le second à destination des segments réactionnaires de l’opinion,
le texte parut, seulement en Arabe, y compris sur le site de l’Agence
mauritanienne d’information (Ami :
Le lien a disparu, depuis. Il en
subsiste une version édulcorée, sur le domaine Alakhbar, proche des
islamistes :
Le ministre Ahmed Ehel Daoud,
défenseur de la légalité de l’esclavage en Islam, est aussi l’auteur d’une
fatwa exigeant la pendaison de Biram Dah Abeid, le Président de l’Ira et de ses
amis, quant ils avaient brûlé, de manière volontaire et symbolique en 2012, les
codes d’esclavage et de traite des noirs, considérés source de Charia, par les
milieux conservateurs. Ces livres, enseignés encore dans les écoles coraniques,
les écoles professionnelles de magistrats, administrateurs et officiers de
police judiciaire, rivalisent de détails sur les façons « licites »
(Ja’iz) d’abuser du corps de sa propre esclave, de la vendre, de la châtier ou
d’en partager la progéniture, au titre de l’héritage, ou de castrer un bel
homme de statut esclave, pour prévenir tout contact sexuel avec les femmes de
« bien-nées ».
Le lendemain, vendredi 31 octobre
2014, le Mufti, ainsi revigoré, consacre son prêche à son vieux contentieux
avec les abolitionnistes, membres d’IRA-Mauritanie ; il dira, d’emblée,
que le ministre des affaires islamiques, lui a transmis le soutien personnel du
chef de l’Etat Mohamed Ould Abdel Aziz (sic) ; ce dernier et son
gouvernement réitèrent leur ferme engagement à protéger ce qui relève du sacré
dans la société( sacré ici désigne tous les fondement de l’apartheid
arabo-berbère en vigueur en Mauritanie) ; il ajoute que le chef de l’Etat
et son gouvernement partagent les préoccupations des militants de
l’émancipation et vont aider à résoudre les problèmes posés ; en
dépit de la seule concession de son prône, le Mufti évite, soigneusement, de
citer les mots « esclavage, racisme, discrimination, droits humains,
injustice »… Apparemment édifié par sa première expérience du 24
octobre, il qualifia d’ « indécent », le discours des
abolitionnistes mais demanda, à ses disciples les plus zélés, de s’abstenir de
répondre par la violence, car rassura-t-il, « le ministre m’a assuré que
la police va s’occuper de ces activistes dés qu’ils prennent la parole ou
sortent de la mosquée, ce qui est préférable », ajouta t-t-il.
3. L’escalade
Cependant, à la fin de la prière,
Sabbar Houssein, un membre d’Ira, présent parmi les fidèles, exprima, haut et
fort, sa réprobation des propos du Mufti, relative à l’omission de l’esclavage,
du racisme et d’autres formes d’injustices qui gangrènent la société et l’Etat,
mauritaniens ; l’orateur fustigea aussi les appels répétés du Mufti
à la mise à mort des militants anti-esclavagistes, à partir de sa chaire de
premier imam du pays ; Sabbar Houssein dénonça l’exploitation, des
dizaines de familles esclaves, dans les propriétés foncières de cet imam,
situées aux environs de Lexeiba, région du Trarza, deux cent kilomètres à
peu près, au sud de Nouakchott, la capitale.
Tout de suite après, des éléments
de la police politique, en civil, se jetèrent sur Sabbar Houssein mais les
fidèles, parmi la communauté Hratin, le défendirent ; devant le risque de
confrontation généralisée, les policiers reculent et s’éclipsent ;
le lendemain, Sabbar Houssein disparait brusquement après avoir reçu un
appel, sois disant de la sœur d’un ami, membre d’IRA, qui se trouve en
prison ; elle disait avoir besoin de Sabbar Houssein, d’urgence ; il
sort pour aller à sa rencontre ; après trois jours de recherche, ses
camarades le découvrent, incarcéré dans le commissariat de la police
judicaire, quartier résidentiel de de Tevragh Zeina, à Nouakchott.
La stupeur d’Ira va s’accentuer
lorsqu’au cours de la nuit de dimanche à lundi 03 novembre 2014, trois
autres sympathisants s’avèrent introuvables ; le 31 octobre, ils prenaient
le chemin, en début d’après-midi, de la mosquée dite des Chourafa (nobles, en
Français), près du grand marché de Nouakchott ; l’imam de cet oratoire, Mohamed Abdellahi ould El Hacen, est connu pour ses appels au meurtre répétés, dans les
médias et sur son perchoir, contre les gens d’Ira-Mauritanie, en
particulier Biram Dah Abeid. Au cour de son prêche, l’imam Ould El Hacen s’en
est pris violemment à l’Ong IRA ; des sympathisants témoins de la scène par exemple Werzeg Meyloud, lui répliquèrent, qu’IRA et ses membres sont loin des
qualificatifs qu’il leur prête; dès leur sortie du lieu de culte, les policiers
en civils les interpellent, discrètement et les conduisent dans un lieu
secret ; recoupements faits, il s’agit des locaux de police du quatrième
arrondissement, à Nouakchott. Le lundi 03 novembre 2014, le ministère
public mauritanien inculpe les détenus des chefs suivant : perturbation de
la prière, incitation à la haine, rébellion contre l’autorité. Sabbar Houssein,
membre avéré d’IRA est déposé en prison à Nouakchott, alors que les autres sont
libérés mais placés sous contrôle judiciaire ; avec l’emprisonnement de
Sabbar Houssein, le nombre des détenus d’opinion membres d’IRA-Mauritanie,
incarcérés dans les geôles mauritaniennes, s’élève à six personnes
4. Enseignements
Voici les faits vérifiés, à ce
jour. Ils instruisent, suffisamment, sur la privatisation de la religion par le
pouvoir d’Etat et le bloc conservateur, aux fins d’étouffer toute remise en
cause du statuquo et de perpétuer les privilèges de naissance ;
au-delà des justifications idéologiques, se reproduit, ici, une entreprise,
rodée, de pillage des ressources publiques, par des coteries ethniquement
homogènes et solidaires, sur l’essentiel, malgré l’atomisation des intérêts
tribaux. L’islam officiel constitue le dernier rempart de cette hégémonie, face
à la montée des demandes d’égalité, d’équité et d’éthique.
Ce faisant, Mohamed Ould Abdel
Aziz, Président de la république et champion auto-proclamé de la lutte contre
le terrorisme, favorise et renforce l’influence des segments tribaux
esclavagistes et obscurantistes, connectés à l’internationale
wahabo-salafiste ; cette tendance s’affirme au sein de la communauté
arabo-berbère où les tentations du repli sur soi et de la xénophobie
s’imposent, de jour en jour et couvrent les quelques voix progressistes. L’exemple
de la libération de jihadistes « repentis », qui rejoignent les
groupes armés du Sahel dès leur sortie de détention sans procès, rappelle les
rapports dangereux que Ould Abdel Aziz entretient, avec la mouvance ; il
en coûtera à la stabilité de la Mauritanie. Aujourd’hui, les deux camps
affichent leur unité, que soude une identique hostilité aux forces du
changement non-violent mais une telle association recèle, le germe d’une prise
de pouvoir par la fraction la plus obscurantiste, porteuse du projet de Bokoharam
et de l’Etat islamique en Irak et Syrie.
Le constat s’adresse aux
mauritaniens soucieux d’éviter, à leur pays, le basculement dans la barbarie
obscurantiste ; il interpelle, autant, sinon plus encore, les compatriotes
noirs, victimes historiques et désignées des manipulations de la religion, à
des fins d’impunité et de supériorité raciale. Enfin, les partenaires
stratégiques, s’il leur reste une once de discernement, prendront le temps, de
méditer la pertinence de leur engagement, dans cette Mauritanie-ci.
Nouakchott, le 04 novembre 2014
Biram Dah ABEID

















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